Créée à l’initiative des religieuses, cette école est un véritable élan du cœur. Elle offre la chance à ces enfants de bénéficier de l’enseignement des programmes de l’État sans que les parents aient à payer quoi que ce soit.
« En plus de leurs deux majeurs, les mathématiques et les mathématiques et le vietnamien, les enfants ont aussi des cours de musique, de sport, d’art et d’éducation civique, détaille la religieuse. Ils acquièrent également des savoir-faire manuels et les élèves particulièrement doués en musique ont l’occasion de prendre des cours d’orgue ou de guitare entre le CE2 et le CM2. Parallèlement à ses cours, nous organisons aussi des activités extrascolaires sur des thèmes sociaux importants comme les droits des enfants, l’éducation sexuelle, la prévention de l’esclavage. Nous les encourageons à se développer entièrement, pas seulement en tant qu’élèves.»
Car cette école est aussi un refuge pour beaucoup de ces petits écoliers qui souffrent déjà plus que de raison chez eux. La violence est un quotidien parfois banal dans ces familles : maltraitance, parents incapables de s’occuper correctement de leurs enfants, violence parfois sexuelle, drogue… Plusieurs familles sont aussi confrontées au handicap de l’un de leurs membres, ce qui ne fait qu’aggraver leur précarité. Sur 270 enfants accueillis actuellement dans l’école, environ 20 % ont des problèmes psychologiques. Une dizaine sont des enfants battus avérés. Un enfant au moins a été victime de violences sexuelles.