Soutenez les foyers, pas la guerre

Dans l’état Kachin, région très reculée de l’extrême-nord Birman, des enfants se battent. Ils se battent pour aller à l’école. Etudier à tout prix, malgré les conflits armés qui obligent des villages entiers à se déplacer. Malgré la drogue omniprésente et bon marché qui fait des ravages et rend les gens fous. Malgré les enrôlements forcés dans les villages. Malgré la tentation de travailler dans des mines de Jade ou d’autres pierres précieuses. Ils ont compris que l’éducation est la meilleure arme pour changer le monde.

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Progression : 22%

Enfants parrainés : 5 sur 22

Une zone de conflits

Le triangle que forment les frontières entre la Birmanie, l’Inde et la Chine est une zone de conflits. Conflits ethniques à l’origine, les Kachins se battent pour plus d’indépendance, et pour une meilleure gestion des ressources de leur région. En effet, le territoire est riche : pierres précieuses, or ou bois suscitent des convoitises.

La région s’est également enlisée dans la culture du pavot, matière première nécessaire à la fabrication de l’opium. Une guerre de la drogue s’est peu à peu superposée aux conflits ethniques déjà présents.

L’année 2018 a vu à elle seule près de 200 affrontements armés dans la région, qui ont provoqué le déplacement de plus de 100 000 civils Kachins dans 172 camps de réfugiés, le tout dans le plus grand silence de la communauté internationale. Très rares sont les ONG (Organisations Non Gouvernementales) qui s’aventurent dans cette région reculée. Il faut beaucoup de courage aux enfants Kachins pour imaginer autre chose que la guerre ou la drogue.

Les foyers : un havre de paix

Devant le foyer, des jeunes étudient à la lampe torche après le coucher du soleil. Leur motivation est un bel exemple.
Devant le foyer, des jeunes étudient à la lampe torche après le coucher du soleil. Leur motivation est un bel exemple.

Dans ce contexte tendu, Enfants du Mékong soutient la construction et le fonctionnement de foyers. C’est une solution qui fonctionne. Ces petits internats permettent aux jeunes des villages les plus reculés de vivre et d’étudier dans un cadre serein, à proximimité de leur collège ou lycée. Ils y mangent à leur faim et y dorment en sécurité, à l’abris des enrôlements ou des conflits armés. Ils y suivent aussi des cours complémentaires.  Vu le très faible niveau académique des professeurs de la région, ceux-ci sont indispensables.

Ces foyers, souvent géré par des religieuses ou des directeurs d’école, ont aussi une mission sociale. Ils sont tournés vers les familles pauvres, les orphelins, les enfants abandonnés… Des participations relativement faibles sont demandées. Mais bien souvent les familles ne peuvent s’en acquitter. Le parrainage avec Enfants du Mékong vient alors palier ce manque de moyens, pour permettre aux plus pauvres de continuer d’étudier.

En parrainant un foyer en Birmanie, vous permettez aux enfants Kachin d’étudier sereinement. Le parrainage coûte 28€ par mois, soit 7€ après déduction fiscale. Il finance la vie du foyer (nourriture, hygiène, petit matériel) ainsi que le salaire des professeurs de soutien scolaire. Ainsi, les familles les plus pauvres peuvent déposer leurs enfants dans ces foyers, même s’ils n’ont aucun revenu.

En parrainant, vous recevrez régulièrement des nouvelles de ces foyers du bout du monde. Vous pourrez suivre les enfants qui y étudient, et partager leur joie d’aller à l’école !

Parrainez un foyer
Un nouveau foyer à Kachin Su pour des jeunes réfugiées en birmanie
Barbara Volontaire Enfants du Mékong

« Le but de ces foyers est de servir, en offrant une éducation de qualité à tous les enfants. Cela améliore les conditions de vie des familles et la qualité de l’enseignement. La vie quotidienne de ces enfants est difficile. Malgré tout, sachez qu’ils gardent le sourire grâce à leur amour pour leur ethnie, leurs rêves et leur privilège d’aller à l’école. En les parrainant, vous leur tendez la main pour les accompagner vers un avenir meilleur. Cela n’a pas de prix à leurs yeux. »

Et demain ?

Au-delà de l’école, ces foyers et leurs élèves apportent ce qui manque le plus à la région : l’espoir. Cette nouvelle génération d’écoliers a une motivation à déplacer des montagnes. Ce sont eux qui prouveront aux Kachins et au Birmans en général qu’un autre monde est possible. Un monde où les cartables remplaceront les fusils.