À quelques kilomètres de la capitale cambodgienne, les bidonvilles grossissent. Sous la tôle, les enfants. Premières victimes de la pauvreté, ils luttent pour poursuivre leur scolarité.
« Chaque enfant devrait pouvoir aller à l’école, même si sa famille est pauvre. »
Cet appel est lancé par Seiha, informaticien à Phnom Penh. Il a alerté les équipes d’Enfants du Mékong sur la situation dramatiques de plusieurs familles près de chez lui.
Seiha donne des cours complémentaires gratuitement aux élèves les plus pauvres. Ici avec Chamnan
À quelques kilomètres seulement de la capitale, des familles vivent entre 4 murs de tôle, dans une grande précarité. Familles éclatées, parents débordés, misère économique et sociale : dans tous les cas, les enfants en font les frais. Ils sont souvent contraints d’abandonner l’école pour rejoindre l’usine, la décharge ou vendre des fruits ou des tickets de loto dans la rue.
Seiha était professeur d’anglais dans une école primaire. Il s’est aperçu que plusieurs enfants de son village ne pouvaient pas suivre les cours, faute de moyens pour payer les professeurs. Il donnait donc gratuitement des cours complémentaires à ces enfants. Son investissement pour aider ces familles a encore grandi. Il reçoit régulièrement chez lui quelques enfants pour partager un repas avec eux. Les bonnes actions sont contagieuses. Petit à petit, ses collègues ont commencé à l’imiter. Eux aussi donnent des cours gratuitement, un fait rare dans un payé gangréné par un système de corruption qui pousse les professeurs à faire payer les élèves pour des cours complémentaires.
Pourquoi l’école change des vies ?
Même si le niveau scolaire est parfois peu élevé, l’école joue un rôle primordial pour les enfants. Leur permettre d’étudier au moins jusqu’au collège ou au lycée, c’est leur donner la chance de ne pas travailler trop tôt en tant que vendeur ambulant, plongeur au restaurant, ou ouvrier dans les champs. L’école leur aura permis de prendre confiance en eux, d’être plus autonomes, et de mieux comprendre le monde qui les entoure.
La joie du parrainage est communicative !
Pour les filles, l’école est l’occasion de réaliser qu’elles ont les capacités de travailler, d’acquérir une certaine indépendance par rapport à leur mari, et ainsi, de mieux se faire respecter. C’est primordial quand on sait combien elles sont victimes de violences conjugales. Elles se marient plus tard – après leurs études entre 20 et 25 ans – alors que la moyenne d’âge habituelle pour se marier se situe entre 15 et 18 ans. Elles ont de ce fait des enfants plus tard et sont plus à même de les élever et de subvenir à leurs besoins. Les filles prennent aussi conscience de l’utilité de l’éducation, et la plupart des filleules Enfants du Mékong mettront leurs enfants à l’école à leur tour. Les jeunes qui auront la capacité et la volonté de poursuivre leurs études pourront intégrer des écoles universitaires en médecine, école ingénieur, langues, informatique, architecture. D’autres suivront des formations professionnelles en hôtellerie, couture, mécanique… L’école leur aura ouvert les portes d’un avenir différent de celui de leurs parents.
L’action d’Enfants du Mékong vise à aider les plus pauvres à accéder à l’éducation, et à les soutenir jusqu’au bout de leurs études.
Qui sont les enfants aidés ?
Vos filleuls vivent souvent dans des petites maisons sur pilotis. Au rez-de-chaussée, à même le sol, on trouve parfois des poules, une table et la cuisine. Pas d’eau courante dans les maisons, mais des jarres pour récupérer l’eau de pluie. Au-dessus, la chambre commune permet d’éviter les inondations pendant la saison des pluies. Parfois, les maisons sont faites simplement d’un toit de tôle et d’un plancher en hauteur.
Au quotidien, les enfants parrainés sont suivis par Mme Ang Kolab. Institutrice à l’école primaire du village, elle veille à ce que l’argent du parrainage soit utilisé intelligemment par les familles et vérifie que les enfants continuent d’aller à l’école. Mme Ang travaille en lien avec 4 travailleurs sociaux, qui accompagnent les familles.
Quelques enfants suivis par Mme Ang Kolab, Seiha et son équipe.
Parrainez un enfant pour lui permettre de continuer sa scolarité
Le parrainage est un moyen simple, concret et efficace pour permettre à ces enfants de poursuivre l’école. Pour 28€ par mois, soient 7 € après déduction fiscale, vous permettez à votre filleul d’acheter son matériel scolaire, et à sa famille d’avoir un complément de revenu. Chaque mois sa famille reçoit 15kg de riz, du sucre, de l’huile, et des produits d’hygiène de base. Votre filleul est accompagné, encouragé. Il a à présent toutes les cartes pour reprendre en main son avenir.
Comme pour tous les parrainages individuel, vous échangez des lettres avec votre filleul, et pouvez le rencontrer si vous prévoyez un voyage au Cambodge !
Nous accompagnons les familles pour qu’elles prennent conscience que l’éducation est la clé pour leurs enfants pour sortir de la pauvreté, avoir un métier stable et un avenir meilleur.
35 enfants sont aujourd’hui parrainés à Slo Kram. Leurs parents sont agriculteurs ou ouvriers et ne gagnent pas suffisamment d’argent pour payer les frais liés à leur scolarité.
Le Centre Fontaine de Vie est situé au cœur de Sihanoukville, créé pour être un lieu sûr, bienveillant et structurant, dédié à l’éducation des enfants les plus vulnérables.
Nous soutenons 60 enfants qui vivent dans le bidonville de Krol Ko et leur proposons un accompagnement éducatif grâce au parrainage de projets durables.
À Krol Ko, un bidonville proche de Phnom Penh, les enfants mènent une existence précaire, souvent en l’absence de leurs parents qui sont partis chercher du travail à l’étranger. Le Centre Docteur Christophe Mérieux, localisé à Phnom Penh, leur apporte une aide précieuse en leur dispensant une éducation, des activités culturelles et un accompagnement social. Grâce aux parrainages, ces jeunes vulnérables ont accès à une meilleure scolarité et à des opportunités pour sortir du cycle de la pauvreté.
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