De l’espoir : mais pourquoi ?

Tous les vendredis, retrouvez « L’Espérance au coeur », la chronique d’Enfants du Mékong par Antoine Besson, journaliste et rédacteur en chef du magazine ‘Asie Reportages‘.

 

Le podcast : 

 

La chronique :

« Bonjour chers auditeurs,

Vous le savez, chez Enfants du Mékong, nous croyons aux solutions, nous croyons en l’information positive qui ne s’arrête pas au seul constat mais interroge les énergies et les personnes qui se mobilisent pour rendre notre monde meilleur. Lucrecia, en Birmanie, est l’une de ces formidables personnes que nous avons rencontrées sur le terrain. Elle nous livre dans le dernier Asie Reportages, son analyse d’un pays en mutation et son regard plein d’espoir pour l’école et l’enfance. Voici un extrait de notre grand entretien :

Enfants birmans dans un camp de réfugiés ©Antoine Besson
Enfants birmans dans un camp de réfugiés ©Antoine Besson

« Notre pays a souffert pendant des années, mais cette fois, nous avons un gouvernement démocratique. Je ne pense pas que la junte reprendra le pouvoir si le pays est uni. C’est pour cela que le peuple doit être éduqué et au fait de ce qui se passe. Je ne pense pas que les birmans feront la même erreur que dans le passé. (…) Cela prendra du temps, mais il faut continuer d’avancer en construisant une véritable unité. Pour cela il faut changer les façons de penser et faire évoluer les mentalités. Nous faisons ce que nous avons à faire et nous y allons ensemble. Aujourd’hui, dans de très nombreux villages et qu’importe l’Etat il y a des écoles qui font tout pour changer ce système. C’est une question d’attitude. J’ai vu de grandes différences dans la façon de voir l’enseignement. Les professeurs sont de plus en plus concernés, et depuis 2013 – avant même l’arrivée du nouveau gouvernement – j’ai pu constater une différence. Les professeurs sont plus heureux de faire leur travail grâce aux nouvelles interactions qu’ils ont créés avec les élèves. Car on peut aussi apprendre de ses étudiants. J’ai beaucoup voyagé et j’ai vu deux sortes de professeurs : les fainéants et les créatifs, qui ont des résultats bien meilleurs. Ils ont énormément appris des formations que nous donnons. Il faut y croire ! La vie file à toute allure. Je suis optimiste, les choses vont s’améliorer, c’est pour cela que nous travaillons aujourd’hui. Nous voulons que les gens soient meilleurs. J’y crois, c’est grâce à eux que le futur sera meilleur ! »

Le témoignage de Lucretia est revigorant. A ses côtés, Enfants du Mékong a fait le choix aussi d’y croire. De croire en ces enfants merveilleux qui sont la raison d’être de notre association. De croire que l’éducation sauve des vies très concrètement. Si vous aussi vous y croyez, n’hésitez pas à nous rejoindre sur parrainage.enfantsdumekong.com !

Merci »

Antoine Besson, journaliste & rédacteur en chef du magazine Asie Reportages