« Heureuse de contribuer au bien de ma filleule »

 

Quelques heures avant notre départ nous avons pu, mon fils, une jeune amie vietnamienne et moi-même, rendre visite à V. notre filleule. Son institutrice s’est rendue très disponible pour nous et nous avons pu la rencontrer à son école, où les enfants étaient heureux de nous saluer. Nous sommes montés sur nos motos respectives chez le papa de V. avec la petite fille et l’institutrice.

Nous avons alors pu nous entretenir avec ce monsieur et constater l’état de dénuement de la vie de cette famille (amputée de la présence maternelle). Le papa semble très gentil et animé du réel désir d’envoyer ses enfants à l’école. Il survit en effet grâce à la vente quotidienne de ses billets de loteries. Il lui faut gagner au moins 100.000 dongs par jour ce qui représente beaucoup de billets de loteries sur lesquels il ne reçoit que peu de bénéfice.

V. a une vie difficile même si le papa s’organise pour ne pas rentrer trop tard le soir afin de ne pas laisser ses deux fillettes seules à la maison trop longtemps. L’institutrice nous a signalé que des difficultés scolaires avaient une relation directe avec le mode de vie des familles de filleuls.

Nous avons eu connaissance également de quelques éléments concernant le mode de fonctionnement de l’école qui semble regrouper grâce aux focolari des enfants en difficulté. L’école étant gratuite actuellement pour les enfants et pour notre filleule c’est donc à l’avenir qu’il faudra réellement subvenir directement aux frais de scolarisation pour notre filleule (si j’ai bien compris).

Voici les fruits de notre premier contact avec cette réalité belle et douloureuse à la fois.

Nous sommes profondément heureux de pouvoir contribuer à notre petite mesure au bien de notre filleule.