Aider nos jeunes à poursuivre leurs études en 2021 au centre de Yangon en Birmanie

Progression : 70%

Collecté : 53 591,09 € sur 76 281,18 €

Présentation du projet

Le centre EDM de Yangon accueille 35 jeunes étudiants, 20 filles et 15 garçons, issus de familles extrêmement pauvres. Ce centre a ouvert en Mai 2017 et accueillait à l’origine une quinzaine de jeunes filles. En Mai 2018, les filles ont pu déménager dans un nouveau foyer plus grand et le centre a ainsi pu accueillir des garçons dans l’ancien foyer des filles.

Le centre a pour objectif de permettre à des élèves motivés, issus de familles très pauvres, d’accéder aux meilleures formations complémentaires du pays en particulier en anglais et informatique. Nous souhaitons également fournir à ces étudiants un cadre de vie et un environnement de travail qui leur permettra de réussir leurs études. Enfin, au-delà de la formation scolaire, il est important d’apporter aux élèves une formation humaine complète pour qu’ils se construisent intellectuellement, affectivement et moralement afin qu’ils deviennent autonomes, acteurs, et responsables dans leur environnement.

Durant tout leur cursus, les étudiants du centre sont suivis et accompagnés par une équipe encadrante : un volontaire Bambou, une boarding mistress pour les filles, et un boarding master pour les garçons. Ensemble, ils veillent au développement personnel de chaque jeune, les encouragent, les guident, les responsabilisent, et mettent en place des activités complémentaires de formation humaine et professionnelle.

Les filleuls de Yangon vous remercient vivement pour votre généreux soutien !

La Covid en Birmanie

La Covid a fait relativement peu de victimes en Birmanie, même s’il est difficile d’avoir des chiffres fiables. Néanmoins les mesures de prévention ont été très strictes dès le mois de mars : déplacements limités entre provinces, fermetures des écoles, couvre-feu dans certaines villes, fermeture des frontières à l’international (reportée régulièrement et toujours en vigueur) et vols internationaux suspendus. Aucun étranger, à moins de justifier d’un poste vital dans une entreprise, ne peut rentrer en Birmanie. Les birmans sont assez alarmés face au virus et se plient aux mesures demandées, dures en comparaison du nombre de morts.

Si une parties des collèges et lycées avaient ré-ouverts fin juillet/début août, 2 mois après la rentrée scolaire habituelle ; début Septembre, face à une augmentation des cas, toutes les écoles (niveau primaire, secondaire et supérieur) ont de nouveau fermé leurs portes, sans date de réouverture. Certaines écoles du supérieur organisent des cours en ligne mais tous les élèves n’ont pas de connexion internet, ou alors elle est couteuse. L’accès à ces cours à distance renforce les inégalités déjà présentes.

En parallèle de la situation sanitaire, la Birmanie doit évidemment faire face aux conséquences économiques de cette crise. Beaucoup de birmans sont des travailleurs « journaliers » et/ou partent travailler dans les pays frontaliers. C’est le cas de nombreuses familles de nos filleuls. C’est pourquoi Enfants du Mékong a mis en place une aide afin de distribuer de la nourriture aux familles les plus touchées.

Le 8 novembre se sont tenus les élections législatives quinquennales, remportées par la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) – le partie d’Aung San Suu Ky. Pour le moment, il ne semble pas y avoir de changements significatifs à la suite de ces élections mais la situation pourraient évoluer dans les prochains mois.

Centre Rangon

Le foyer des filles

Centre Rangon

Centre Rangon

Centre Rangon

Centre Rangon

Le foyer des garçons

Centre Rangon

Centre Rangon

Centre Rangon

Centre Rangon

Témoignage de Thwe Thwe Mya, une filleule

Bonjour,

Je m’appelle Thwe Thwe Mya et j’ai 25 ans. J’ai sept grands frères et sœurs, tous mariés. J’ai suivi ma scolarité dans un couvent à Kyaikhami (état Mon) jusqu’au passage de mon Matriculation exam (équivalent du baccalauréat français).

Après cela, je souhaitais rejoindre l’université pour commencer mes études de droit. Malheureusement l’université « à temps plein » coûte très chère. La plupart des étudiants la suivent donc à distance, mais le niveau est moins bon. Ma famille ne pouvait pas payer mes frais de scolarité « à temps plein » c’est pourquoi, par le biais des sœurs du couvent où j’ai été à l’école j’ai pu être parrainée par Enfants du Mékong.

En 2015, après 2 années sur 4 en droit, j’ai décidé de continuer l’université à distance et de venir à Yangon pour étudier le droit auprès d’un avocat. Au début, je travaillais dans un restaurant en même temps, pour compléter mes revenus et pouvoir vivre à Yangon. En 2019, j’ai été accueillie dans le foyer d’Enfants du Mékong, qui avait ouvert récemment. Grâce à cela j’ai pu arrêter mon petit boulot et suivre des cours d’anglais en parallèle de mon apprentissage pour devenir avocat, dans un cabinet.

Avant d’être parrainée par Enfants du Mékong j’étais anxieuse par rapport à mon futur et à mes rêves. Je voulais devenir avocate afin d’œuvrer pour la justice et d’avoir un bon salaire. Mais ma famille ne pouvait pas m’aider à réaliser ce rêve, faute d’argent, et je me sentais désemparée face au chemin qu’il me fallait emprunter pour y arriver.

Quand je suis arrivée dans de ce foyer j’ai été heureuse de rencontrer des étudiants originaires de différents villages et régions. Ce que j’aime ici c’est que le foyer est grand et confortable et que je m’y sens chez moi. De plus, notre responsable, la volontaire EdM, est toujours gentille et patiente avec nous et elle prends soin de nous si nous sommes malades. Si nous avons besoin de quelques choses nous savons que nous pouvons en discuter librement. Nous avons de la chance car nos parrains payent nos frais de scolarité et la vie au foyer !

J’aime aussi beaucoup les parties de football du samedi et les formations du dimanche. Depuis que je suis au foyer je sens que j’ai beaucoup changé: je parle mieux anglais, je sens que je deviens plus mature et … je joue mieux au football ! Je suis vraiment très heureuse ici. Ce n’est pas toujours facile de vivre avec des étudiants venus de partout en Birmanie, nous appartenons à des groupes ethniques différents, mais c’est très riche et formateur pour nous.

Pour mon futur, je rêve d’un bon salaire, d’une famille heureuse et de pouvoir aider ceux qui en ont besoin. Quand la situation redeviendra normale j’espère pouvoir continuer à me perfectionner en droit international car j’aimerais travailler dans ce domaine afin de rencontrer des personnes différentes, de pouvoir partager sur nos connaissances et nos opinions.

Centre Rangon

Centre Rangon

Violaine Janssen
Violaine Janssen Relation donateurs et bienfaiteurs, responsable projets Contact