L’engagement d’Enfants du Mékong

Tous les vendredis, retrouvez « L’Espérance au coeur », la chronique d’Enfants du Mékong par Antoine Besson, journaliste et rédacteur en chef du magazine ‘Asie Reportages‘.

Chronique du 23 février d’Antoine Besson.

 

 

« Avant tout, laissez-moi vous souhaiter ainsi qu’à tous nos auditeurs une belle et heureuse année du Chien. Le nouvel an chinois, la fête du Têt, s’est achevée en début de semaine et c’est, pour nous qui aimons l’Asie mais surtout pour nos filleuls du Yunnan et du Vietnam, un moment fort de l’année. C’est justement de ce dernier pays que je voudrais vous parler aujourd’hui. Le Vietnam !

En décembre dernier, nous avons reçu un courrier alarmiste. L’une de nos jeunes filleules de 12 ans, Hanh, a perdu sa maman et son petit frère lors des terribles inondations qui ont touchées le centre du Vietnam en 2013. Ils voyageaient en bus et furent victime d’un accident de la route. En 2016, une consultation dans un dispensaire révéla chez Hanh une grave dépression. La mort de sa mère et de son frère était un choc dont elle n’arrivait pas à se remettre. Nos responsables locaux ont fait preuve de trésors de sollicitudes envers elle se rendant disponible pour la visiter et parler avec elle. Malgré les conditions de vie extrêmement précaires, Hanh a commencé à aller mieux.  En novembre dernier, son père pensait partir dans le Sud du pays où il espérait trouver plus facilement un emploi. Mais le sort a de nouveau frappé la pauvre Hanh. Fin 2017, son père a trouvé la mort dans un accident à Binh Duong. Enfants du Mékong a soutenu Hanh, désormais orpheline, contre laquelle le sort semble vouloir s’acharner.

 

Petite vietnamienne @Antoine Besson
Petite vietnamienne @Antoine Besson

Le destin de Hanh est terrible et malheureusement, il n’est pas isolé. Les accidents de la route sont l’une des premières causes de mortalité en Asie. Ici comme ailleurs, ils détruisent des familles entières et laissent au bord de la route nombre d’orphelins complètement démunis comme Hanh. Une fois payé les obsèques, nous nous sommes retrouvés bien démunis pour faire part à Hanh de notre soutien moral. L’argent en résout pas tout ! Comment faire face à la dépression ? Lui dire que nous sommes avec elle ? Comment nous rendre proche et lui dire que nous partageons sa peine ? Comme souvent, la solution nous est venue d’une enfant. Blanche a 8 ans. Elle vit à paris et nous a envoyé un petit mot et un dessin. 5 euros et 10 centimes qui accompagnent une phrase toute simple : « Ma petite souris pour les pauvres du Vietnam ! » Ces quelques euros mais surtout ce dessin magnifique sont la meilleure réponse que nous pouvons faire au désespoir de Hanh. Il n’y a pas de petit don. Celui-ci est d’une force exceptionnelle. Demain nous allons mettre Blanche et Hanh en relation. Nous espérons qu’ainsi, se parlant et s’écoutant, une vraie relation va naître. Nous ferons tout pour accompagner et soutenir Hanh. C’est la clef de notre engagement. C’est aussi ça le parrainage. Non Hanh, tu n’es pas seule ! »
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