Le legs : donner dans le silence et l’espérance

Antoine Besson aborde aujourd’hui un thème encore méconnu : le legs, qui, par un testament, permet de transmettre une partie ou la totalité de ses biens après son décès. Chez Enfants du Mékong, nous voudrions remercier ces personnes qui décident de nous confier une partie de leur patrimoine sans ne rien attendre en retour.

 

 

« La semaine dernière je vous ai parlé de l’histoire émouvante de notre ami M. Torterat qui, après sa mort, a voulu continuer à soutenir les enfants d’Asie en nous léguant une partie de ses biens. Et comme c’était il y a quelques jours la fête de la Toussaint, j’aimerais prendre un petit temps, une pensée, pour toutes les personnes qui nous ont quittés et ont voulu nous faire don d’une partie de leur patrimoine pour venir en aide aux enfants pauvres et souffrants d’Asie.

Aujourd’hui, je voudrais prendre le temps de penser à ceux qui donnent dans le silence et l’espérance d’un futur qu’ils ne connaîtront pas. Quand on s’arrête sur cette démarche, il faut bien reconnaître qu’elle est extraordinairement généreuse. Pensez-y ! Des hommes et des femmes décident à la fin de leurs jours, parfois même sans nous prévenir, de confier une partie de leur patrimoine, le fruit de leur travail et de leurs efforts, à la cause des enfants d’Asie. A l’éducation. Ce sont des personnes connues de notre entourage immédiat ou bien des inconnus. La démarche n’est alors révélée qu’après leur mort. Ces merveilleux passeurs n’attendent ou n’espèrent rien en retour si ce n’est que la vie d’enfants soit transformée par leur don. Qu’ils continuent à vivre et sourire. C’est leur seul objectif. Chacun y contribue à sa manière et aucun don n’est insignifiant !

 

Jeunes philippines au centre de Cebu ©Cécile Roux

Récemment Mme Jeangrand nous a légué tous ses biens. Elle n’avait pas de grande fortune mais elle voulait que cela compte. Elle n’avait pas de filleul, n’avait jamais donné à Enfants du Mékong, n’était en contact avec aucune délégation ni aucun membre de l’association. Pourtant elle nous a légué tout ce qu’il reste de son passage parmi nous. Comment ne pas s’émouvoir d’une telle générosité ? Alors aujourd’hui par ce petit hommage, nous voulons simplement avoir une pensée pour Mme Jeangrand, Mr Torterat et tous leurs semblables. Leur adresser la reconnaissance du cœur, la plus belle. Nous ne les oublions pas. Nous savons ce que nous leur devons. Et il nous paraîtrait bien injuste que parce qu’aujourd’hui ils ne sont plus parmi nous, leur geste tombe dans l’oubli. Au contraire, nous aurions envie de crier cette générosité fabuleuse tant elle est l’un des signes les plus évidents des ressources illimitée de la bonté humaine, de la générosité de nos contemporains et de l’amour naturel qui rassemble et uni.

Chers amis, sachez que votre amitié et votre générosité nous engagent. Nous voulons être dignes de votre dévouement et votre désintéressement. Nous portons comme une joyeuse responsabilité la charge de faire fructifier vos dons. Déjà ils portent du fruit. Ils s’appellent Duang, Noom, Li, Kompeak, Nodja et des milliers d’autres. Ils sont l’avenir et vous êtes leurs racines. Merci. »

 

Le legs vous intéresse ? Vous voulez en parler autour de vous ? Renseignez-vous en cliquant ici !