Parrainer un enfant à Slo Kram, au nord-ouest du Cambodge
35 enfants sont aujourd’hui parrainés à Slo Kram. Leurs parents sont agriculteurs ou ouvriers et ne gagnent pas suffisamment d’argent pour payer les frais liés à leur scolarité.
Lors d’un très beau voyage au Cambodge, au fil des rencontres, Hubert a pris conscience des inégalités auxquelles la jeunesse est confrontée.
Il y a un an, j’ai eu l’opportunité de voyager au Cambodge. Ce séjour a été profondément enrichissant, tant par la découverte du pays que par les rencontres humaines qui l’ont jalonné. Il a également marqué une véritable prise de conscience des difficultés et des inégalités auxquelles la jeunesse cambodgienne est confrontée.
À mon retour en France, j’ai décidé de concrétiser un souhait que je portais depuis de nombreuses années : aider d’autres enfants, maintenant que les miens sont devenus adultes et autonomes.
J’ai alors pris contact avec l’association Enfants du Mékong. J’y ai été accueilli et accompagné avec beaucoup de bienveillance. Très rapidement, l’association m’a proposé de parrainer Lon Sereyroth, une jeune Cambodgienne de 12 ans. J’ai accepté avec enthousiasme.
En décembre dernier, j’ai pris la décision de retourner au Cambodge avec le désir de rencontrer ma filleule. Je souhaitais que ce parrainage soit concret, qu’il dépasse les messages échangés pour devenir une véritable rencontre.
Un samedi matin, j’ai enfin rencontré Sereyroth, accompagnée de sa maman. Ce fut un moment intense et émouvant. Nous avons pu échanger, et je ne saurais dire lequel de nous deux était le plus intimidé. À cet instant, j’ai pleinement mesuré tout ce que le parrainage peut apporter à ces enfants.
Voir sur place le travail des équipes, leur engagement quotidien auprès des jeunes, et sans doute aussi les sacrifices personnels que cela implique, force profondément l’admiration. Les discussions que j’ai eu avec Adrien le volontaire EDM sur place m’ont fait prendre conscience de toutes les difficultés et joies qu’ils rencontrent dans leur mission.
Je suis reparti de Dak Dam rempli d’espoir et d’optimisme, après avoir visité le chantier de la nouvelle église en dur, appelée à remplacer l’actuelle petite église en bois. Symbole d’une communauté isolée et dans une région particulièrement pauvre qui grandit grâce à l’action efficace des équipes d’Enfants du Mékong, elle permettra d’accompagner encore davantage d’enfants qui en ont besoin.
Sereyroth a 12 ans, sa famille appartient à l’ethnie Pnong, une minorité vivant dans la région du Mondulkiri, au sud-est du Cambodge.
Elle vit seule avec sa maman et sa petite sœur, son papa qui était bucheron est décédé. La situation économique de la famille est donc bien difficile. La maison dispose de l’électricité et de toilettes, mais l’eau doit être puisée au puits. Heureusement, la famille n’a pas de dettes, une situation rare au Cambodge.
Sereyroth, qui parle couramment le khmer et le pnong (sa langue maternelle), est en grade 7 (soit l’équivalant à la 5e en France) à l’école publique de Dak Dam, située à plus d’un kilomètre de chez elle. Sa maman la conduit en moto chaque jour. En parallèle, Sereyroth suit des cours supplémentaires d’anglais pour renforcer ses compétences.
Un immense merci Hubert de la soutenir dans sa scolarité et l’aider à réaliser ses rêves !
35 enfants sont aujourd’hui parrainés à Slo Kram. Leurs parents sont agriculteurs ou ouvriers et ne gagnent pas suffisamment d’argent pour payer les frais liés à leur scolarité.
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