Une semaine en immersion aux Philippines
Depuis 2021, la société HARO GAGE soutient cinq crèches implantées au cœur des bidonvilles aux Philippines. Grâce à cet engagement, 60 enfants bénéficient d’un environnement sain et favorable à leur épanouissement. Récemment, David, directeur commercial et associé, s’est rendu sur place. Il nous partage son expérience et ses impressions.
Quelles ont été tes premières impressions en découvrant nos actions sur le terrain ?
En arrivant à Cebu, j’ai été étonné par le nombre de programmes différents mis en place par Enfants du Mékong, à savoir 180 rien que pour la zone des Philippines, soit au total 1200 pour l’ensemble de l’association. En résumé, il ne s’agit pas de mettre en place un programme standardisé et de le dupliquer. En réalité, ils sont gérés et suivis, la plupart du temps, par des responsables de programmes locaux en partenariat avec les volontaires EDM qui accompagnent ces projets. C’est ce qui fait leur véritable force : la diversité et l’ancrage dans le tissu associatif et social local sont la clé de la réussite.
J’ai aussi découvert le travail des volontaires bambous, qui accomplissent leurs missions avec passion, implication et une profonde humanité. Je sais maintenant à quel point ces missions peuvent être éprouvantes pour eux.
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué ?
Je garde des dizaines d’images en tête. Ce qui frappe en arrivant sur la plupart des programmes, c’est évidemment l’extrême pauvreté des familles, lesquelles sont d’une très grande gentillesse : elles gardent toujours le sourire aux lèvres.
Alors oui, forcément, j’ai été touché par les rires, la joie de vivre et la beauté de ces enfants qui vivent sur l’ancienne décharge d’Inayawan. Cette matinée où nous avons distribué des jouets aux enfants, en compagnie d’Ate Helen et de Laetitia, volontaire « bambou » a été très forte en émotions. C’était pour moi ma première journée en Asie. Voilà, en partant là-bas, il faut s’attendre à verser quelques larmes régulièrement.
Une rencontre qui t’a marquée ?
J’ai envie de vous parler de ce père de famille sur l’île de Bohol (simple fermier, comme il se présente lui-même) qui m’a fait part de sa grande difficulté à faire vivre sa famille, mais qui était heureux de voir que des gens vivant à l’autre bout de la planète étaient disposés à l’aider pour l’éducation de sa fille.
Sur place, j’ai compris que les besoins étaient souvent basiques, mais vitaux. Certains enfants marchent parfois deux heures pour aller à l’école. Il s’agit souvent de financer une paire de chaussures, un transport, une visite chez le médecin, une trousse de premiers secours. Les programmes accompagnent souvent les enfants et les familles dans des zones très isolées (montagnes, îles, campagnes, mais aussi dans des quartiers urbains très délabrés).
Une anecdote à raconter ?
J’ai eu l’immense plaisir de participer aux journées Job Hunting Seminar et également au Graduate Day. J’ai pu discuter longuement avec les lycéens et étudiants suivis par le programme. J’ai été marqué par l’humour et la technicité de Welliam, étudiant en 4e année d’architecture. Il sera diplômé l’année prochaine. Je ne suis pas inquiet pour son avenir car il travaille déjà sur un programme immobilier très ambitieux. Il fera certainement partie des très belles réussites d’Enfants du Mékong.

Un message à faire passer aux partenaires et parrains ?
Simplement vous dire que j’ai eu la chance de vivre une expérience d’une rare intensité humaine. Je vous invite à aller sur le terrain pour découvrir les acteurs qui l’animent avec passion. Je remercie encore l’ensemble des équipes d’Enfants du Mékong, et en particulier l’équipe de Cebu, notamment Laetitia.
-David, associé et directeur commercial pour la société Haro Gage
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