Timor Oriental

Enfants du Mékong s’engage aux côtés des enfants Timorais

Ancienne colonie portugaise, le Timor Oriental a connu une histoire marquée par la violence : après une brève indépendance en 1975, il est envahi par l’Indonésie, déclenchant 25 ans de conflit et causant plus de 200 000 morts. Ce combat a renforcé l’identité nationale, menant à un référendum en 1999 et à une indépendance définitive en 2002, faisant du Timor Oriental le plus jeune pays d’Asie. Sa culture reflète un mélange unique d’influences indonésiennes, océaniques et portugaises, perceptible dans sa langue, ses danses et ses traditions.

Le Timor figure parmi les pays les plus pauvres du monde. Face à cette réalité, Enfants du Mékong s’est intéressé de près à la situation de l’éducation sur place. En 2023, des acteurs locaux nous ont sollicités pour initier des projets éducatifs. En réponse, des volontaires Bambous ont été envoyés en mission en 2024-2025 pour rencontrer les partenaires de terrain, comprendre les besoins en profondeur, et poser les premières pierres des programmes de parrainage.

L'école au Timor Oriental

Le système scolaire timorais comprend un secteur public et un secteur privé. L’année scolaire commence en janvier et s’achève fin novembre. Il n’existe pas de contrôle continu: les élèves passent des examens trois fois par an, suivis d’une semaine de vacances à chaque session.

Bien que la scolarité soit théoriquement obligatoire de 6 à 14 ans, cette règle est peu appliquée, surtout en zone rurale. Environ un enfant sur cinq n’est pas scolarisé.

Les écoles publiques souffrent d’une mauvaise réputation : classes surchargées, indiscipline et manque de ressources. À l’inverse, les écoles privées — majoritairement catholiques ou internationales — sont gérées par des congrégations religieuses ou des fondations, et offrent un encadrement plus qualitatif. Elles proposent souvent des activités complémentaires : cours supplémentaires, éducation pastorale, et actions éducatives visant le développement global de l’enfant. Dans la plupart des établissements, les élèves sont répartis en deux groupes : l’un suit les cours le matin, l’autre l’après-midi. Les journées complètes sont rares.

L’enseignement secondaire est généralement de meilleure qualité à Dili, la capitale, ce qui pousse de nombreux jeunes des provinces à s’y installer pour poursuivre leurs études, souvent hébergés chez des membres de leur famille. Enfin, la culture timoraise accorde une grande importance aux événements familiaux. Le principe de « tolerancia » permet aux enfants comme aux adultes d’être dispensés d’école ou de travail en cas de mariage, de deuil ou de toute autre circonstance jugée importante.

Les défis éducatifs du Timor Oriental

Manque d’infrastructures éducatives et d’accès à l’école dans les régions isolées

Faiblesse du niveau de formation délivrée par l’école et manque de professeurs formés

Manque de sens de l’éducation des parents qui ne voient pas l’intérêt de l’école

Je parraine au Timor Oriental
Aude de Serrant
Aude de Serrant Chargée de pays Cambodge et Timor Oriental Contact