Au sud de Phnom Penh, le foyer Lumière de Miséricorde est un phare dans la nuit pour une vingtaine d’enfants cambodgiens porteurs de handicap. En son cœur, sœur Anne Marie éclaire le chemin de ces jeunes âmes grâce à un sourire, une écoute et une patience à toute épreuve. Dans un pays en pleine mutation, elle a fait de l’accès à l’éducation pour ces populations sensibles son principal cheval de bataille.
Texte et photos : François Camps
Face au portail bleu, le long de la petite route en béton du quartier sinueux de Steung Meanchey, le calme règne en ce début de journée. Un silence bienvenu qui contraste avec le chaos des rues alentour de ce quartier du sud de Phnom Penh. Au petit matin, la capitale cambodgienne est en ébullition : des hordes de mobylettes et de voitures filent dans un ballet incessant, les haut-parleurs des vendeurs de rue crachent leurs slogans racoleurs au son saturé, et les écoliers en uniforme convergent vers les salles de classe. Mais aux abords du foyer Lumière de Miséricorde, un calme apaisant règne, transformant la petite cour arborée en un havre de paix pour les enfants qui peuplent ces murs, dont la majorité portent un handicap.
Au Cambodge, des milliers d’enfants porteurs de handicap sont exclus de l’école, faute de structures adaptées et par manque de moyens. Depuis plusieurs années, Enfants du Mékong soutient leur scolarisation grâce au parrainage et à des centres spécialisés. Au foyer Lumière de Miséricorde, près de Phnom Penh, sœur Anne-Marie accompagne quotidiennement ces enfants vers l’autonomie et l’inclusion.