Le projet a doublé en comparaison avec l’année précédente passant de 14 982 jeunes à 30 440 jeunes, de 1000 professeurs environs à 1923 professeurs et 235 lieux d’apprentissage.
La zone la plus représentée est le diocèse de Hakka dans les montagnes chin, au nord ouest du pays. Cela s’explique par le fait que la région entière est soustraite à l’autorité des militaires birmans (à l’exception des trois villes du pays Hakka et Kalay). Les écoles gouvernementales ne sont donc plus en activité et chaque communauté a monté sa propre structure. Par ailleurs la région des montagnes chin est enclavée ce qui a démultiplié les initiatives car les regroupements de petits villages sont plus compliqués.
Le diocèse de Pekhon à l’est du pays est également très représenté avec ceux de Taunggo et Loikaw, qui couvrent une petite région en surface (état shan sud, nord karen et kayah) mais où les conflits sont violents et récurrents, entraînant des mouvements de populations qui s’installent dans des camps de déplacés où il n’y aucune infrastructure (santé, éducation). Ces écoles de fortune doivent être construites et financées pour qu’elles puissent tourner.
Les classes de primaire sont les plus représentées, puis le collège et enfin les jeunes scolarisés en lycée. A cet âge, beaucoup ont rejoint les groupes armés ou cherchent à travailler.