Depuis 2020, plusieurs écoles maternelles Montessori ont été mises en place en Birmanie afin d’offrir une éducation de qualité aux jeunes enfants dans des contextes difficiles. Ces initiatives permettent non seulement un apprentissage académique, mais aussi un développement social et personnel.
1.Tachileik – Programme d’école maternelle Litte Star Montessori
Au cœur du triangle d’or entre les frontières birmane, thaïlandaise et laotienne, Tachileik est situé dans une « zone à risques », qui est sujet à de nombreux trafics (prostitution, trafic de drogue et d’organes).
Les sœurs ont donc établi trois maternelles dans cette région dans le village de Yangon, de Hway Tai ainsi que de Paein Nyawn. Il y a 60 enfants pour 4 enseignants.
2. Magyikwin – Programme de garderie “Nouvelle Génération”
En raison des conflits, les enfants ne vont plus systématiquement à l’école. Considéré comme une action aux multiples bénéfices, le projet est reconduit chaque année. La crèche accueille 100 enfants cette année, parmi lesquels la plupart sont familiers avec les activités scolaires, avec 7 encadrants.
3. Hopin – Nursery School Program
Hopin est affectée par l‘omniprésence des drogues dans le quotidien de ses habitants. Le principal vecteur de ce fléau étant la pauvreté rurale, beaucoup de familles se retrouvent dans une précarité extrême.
En dépit des difficultés liées au coup d’état, la communauté de Hopin a réussi à ouvrir deux centres : le premier dans la ville même, le second à Nant Moon.
Grâce à l’aide de 10 enseignants, 120 enfants peuvent être accueillis en maternelle.
4. Dala – Programme de l’école maternelle Yadana Alin Dan
Tristement connu pour sa pauvreté, le bidonville de Dala est essentiellement composé de la minorité tamoule, expulsée des grandes villes devenues trop chères.
C’est dans ce contexte que les Sœurs du Bon Pasteur ont étendu leur action jusqu’à cette zone.
La méthode Montessori s’est, par ailleurs, avérée efficace auprès des petits, mais aussi des parents. Discipline, confiance en soi, hygiène personnelle et d’autres principes de vie leur sont enseignés en plus des compétences académiques classiques. Au vu de sa popularité au sein de la population locale, le projet est ainsi reconduit chaque année.