Le besoin
Depuis le coup d’état de l’armée du 1er février 2021, renversant le gouvernement civil et instaurant l’état d’urgence, la Birmanie vit une crise politique, économique et sociale majeure. L’opposition de la population et la répression qui s’en sont suivies ont entraîné le déplacement de 3,8 millions de personnes dans tout le pays et 1,5 millions dans les pays limitrophes.
Dans le sud de l’état Chin, la population armée est en conflit depuis octobre 2021, toutes les entités administratives publiques, dont l’école sont inopérantes, c’est une des premières zones à avoir été bombardée en représailles par l’aviation birmane.
Les communautés de villages ont monté des écoles de villages, pour que leurs enfants continuent d’être instruits. Les professeurs ne sont plus payés par l’état mais par les parents qui se cotisent et par un projet Enfants du Mékong. Ces initiatives dissidentes étant interdites par le gouvernement militaire, l’usage des bâtiments de l’école publique est devenu dangereux. Suite à leur bombardement en 2021, des bâtiments temporaires dans la jungle, à l’extérieur du village ont été construits, également bombardés en octobre 2025.
Pour la rentrée de 2026, d’autres bâtiments, les responsables locaux souhaitent construire de nouvelles salles de classe, pour assurer la sécurité des jeunes et permettre la continuité de leur scolarité.