Ce projet bénéficiera à 120 jeunes réfugiés âgés de 10 à 18 ans, chiffre qui englobe les filleuls recevant un parrainage individuel, et les enfants non parrainés individuellement mais recevant de l’aide grâce à un budget collectif. Il y a plusieurs profils : ceux qui sont séparés de leurs familles, ceux qui sont arrivés dans le camp avec leur famille (voire sont nés dans le camp), ainsi que ceux qui viennent étudier dans le camp car c’est un endroit plus sûr que chez eux, ou parce qu’il n’y a pas de lycée dans leur village.
Dans tous les cas, ce sont des jeunes qui ont fui la guerre et veulent continuer leurs études afin de trouver un emploi dans l’enseignement.
Naw Say Nu Paw (13 ans) : « Je vis dans le dortoir parce que je n’ai aucun parent dans le camp. Le dortoir m’offre un endroit sûr pour vivre et étudier. J’aime y être parce que cela me permet de me faire des amis et de vivre avec eux en paix. Je me sens en sécurité dans le dortoir, et tout le monde se traite d’égal à égal. Quand je vivais avec des proches, je ne me sentais ni en sécurité ni à l’aise, car ils me grondaient souvent et me méprisaient. Ici, je me sens en sécurité et respecté. »
Saw Soe Lwei (14 ans) : « Mes parents vivent à Htee Law Thee Hta, dans l’État Karen, qui se trouve dans une zone de conflit. Je suis venu au camp parce qu’il n’est pas sûr d’étudier dans mon village. Je n’ai aucun proche ici, donc le dortoir construit avec Enfants du Mékong est devenu pour moi un lieu sécurisé pour vivre et étudier. Je n’ai pas à m’inquiéter de trouver un logement ou de la nourriture, et lorsque je suis malade, il y a des personnes pour s’occuper de moi. Le dortoir me permet de me concentrer sur mes études sans peur ni inquiétude. »