Au nord de Paksé, sur le plateau des Bolavens, de nombreux villages sont très pauvres. Beaucoup d’enfants sont donc pris en charge par les religieux de la région de Paksé. Ils habitent pour certains dans des foyers tenus par ces religieux. L’année scolaire se termine à la fin du mois de mai et laisse place aux vacances scolaires. Les vacances durent de la fin de mai au début du mois de septembre. Les enfants ont alors le temps d’oublier ce qu’ils ont appris à l’école. La plupart travaille avec les adultes dans les champs et les plantations de café très présentes dans la région. D’autres restent chez eux sans aucune activité outre jouer sur un téléphone portable.
Le père Santisouk a trouvé une solution pour pallier ces défis : il organise un camp d’été. Ce dernier dure 2 mois, sur le terrain du foyer saint Joseph au km 42 sur la route de Paksong. Ce camp accueille entre 100 et 150 jeunes, dont une part sont des filleuls parrainés par Enfants du Mékong. Il permet aux jeunes d’étudier afin de ne pas perdre le bénéfice de leur année scolaire passée et de se préparer à celle à venir, mais aussi d’être sainement occupés : classes, jeux, échanges et partages sont au programme.
Pendant ce camp d’été, auquel participent également de nombreux étudiants bénévoles, le père peut identifier les enfants les plus motivés dans leur scolarité, en particulier les plus âgés, davantage exposés au risque de décrochage scolaire, ainsi que ceux confrontés à des difficultés familiales importantes ; c’est ainsi qu’il sélectionne les futurs filleuls de notre association. Enfin, ce camp d’été a de plus en plus une dimension pédagogique : les journées comprennent des moments de jeux pédagogiques, de réflexion sur des thèmes fondamentaux comme l’avenir.
Le besoin
Le père ne demande aucune participation financière aux familles pour permettre aux enfants de participer au camp d’été. En effet, l’absence des enfants du foyer représente déjà un manque à gagner pour les familles, puisque les jeunes ne peuvent pas travailler durant cette période et contribuer aux revenus familiaux. Les parents ne sont donc pas en mesure de participer au financement du camp.
Celui-ci repose entièrement sur la générosité des donateurs, qui avait d’ailleurs permis au père de construire un terrain de sport abrité, le camp d’été ayant lieu en pleine saison des pluies. Les infrastructures du camp sont préparées en amont afin de rendre l’installation des jeunes la plus confortable possible. Si la logistique est donc assurée par le père, les frais d’intendance représentent néanmoins un budget important, estimé à 2 euros par enfant et par jour. Par l’intermédiaire d’Enfants du Mékong, le père sollicite votre soutien pour financer une partie de ce camp d’été.