Depuis le coup d’État de 2021, la situation politique et sécuritaire en Birmanie a entraîné le déplacement de nombreuses familles, notamment dans l’État Shan, où beaucoup vivent aujourd’hui dans des camps de déplacés internes aux infrastructures très limitées. Les adolescentes soutenues par Enfants du Mékong sont dispersées entre différents camps et villages : certaines fréquentent des écoles publiques dans la région de Taunggyi, tandis que d’autres suivent un enseignement informel lié au système éducatif alternatif (NUG). Leurs conditions de vie sont souvent très précaires, avec plusieurs familles ou enfants partageant une même pièce, sans intimité ni conditions d’hygiène adéquates.
Face à cette situation, les responsables locaux souhaitent regrouper ces jeunes filles à Pekin, leur village d’origine, afin de leur offrir un environnement plus stable pour poursuivre leurs études. En effet, elles sont confrontées à des difficultés majeures : des conditions de logement inadaptées, un manque d’infrastructures sanitaires, une instabilité qui perturbe leur scolarité ainsi qu’un isolement et une fragilité psychologique liés au déplacement et à la crise du pays. Sans un lieu sûr et structuré, beaucoup risquent d’interrompre leurs études.