Construction d’un centre d’éducation informel en Birmanie

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Le projet en bref

Depuis le coup d’État militaire du 1er février 2021, la Birmanie est plongée dans une grave crise politique, sociale et économique. Le pays est désormais en guerre civile entre la junte au pouvoir et une résistance civile armée, soutenue par des groupes ethniques en lutte depuis des décennies.

Les conséquences : 3,5 millions de déplacés internes ou réfugiés, 40 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté, une inflation massive, et une jeunesse contrainte à fuir ou à s’engager dans des activités dangereuses. Depuis l’instauration du service militaire obligatoire en février 2024, l’exode des jeunes s’accélère.

Le système scolaire est également désorganisé : près de la moitié des enseignants ont démissionné, et de nombreux jeunes refusent de retourner à l’école pour ne pas légitimer le régime. Ils sont ainsi plus vulnérables aux fléaux de la prostitution, du travail forcé ou au recrutement militaire.

Face à cette situation les villages non contrôlés par l’armée birmane organisent des cours informels avec d’anciens professeurs, pour que les jeunes puissent continuer de recevoir une instruction malgré le contexte troublé.
Avant le coup d’état déjà, la région autour de Kyai Kkha Mee dans le sud du pays était très déficitaire en matière d’enseignement supérieur car il n’y a pas de centre. Aujourd’hui, le besoin est d’autant plus grand que la situation politique est chaotique.

Carte Birmanie contexte

Le besoin

A l’origine l’emplacement accueillait un lieu de traitement de patients atteints du sida, aujourd’hui Sister Rita a repris les infrastructures actuelles mais elles ne sont pas suffisantes pour accueillir tous les enfants qui viennent étudier.

Les opportunités d’études pour les jeunes dans le coin sont très restreintes ; associé aux faibles revenues des familles, beaucoup de jeunes sont tentés d’abandonner l’école sans qualification, de se marier jeune et de travailler comme journalier, cherchant à gagner leur vie au jour le jour. Le niveau de l’éducation est donc particulièrement faible dans la région. L’initiative de Sister Rita de créer un centre éducatif a eu rapidement beaucoup de succès. Démarrant avec un camps d’été de 3 mois, elle a accueilli dès la 2ème année 400 enfants, la capacité maximum. Elle n’a pas la place de les répartir tous dans les infrastructures actuelles.

Par ailleurs, le lancement de ses activités éducatives pendant la période scolaire l’oblige également à avoir suffisamment de salles de classe. Grâce à un gros don, Sister Rita a pu démarrer la construction du centre; elle s’est lancée dans le projet, sans avoir la totalité des financements car elle avait peur de l’inflation et de la hausse des prix des matériaux. Il lui manque cependant la moitié et les donateurs locaux sont incapables de financer ce montant.

Besoin création foyer 1

Construction du foyer 1

La solution proposée

 

Les fondations du bâtiment ont été creusés et le rez-de-chaussée est pratiquement terminé. Le bâtiment a été revu pour être simple et fonctionnel. Il manque désormais la construction du 1er étage et toutes les finitions (portes, fenêtres, dalle de béton, électricité, peinture, etc…).

Solution proposée Birmanie

Les points forts du projet

Fournir un logement décent aux 25 jeunes vivant à temps plein dans le centre; ces jeunes viennent souvent de zone où le confit civil sévit et n’ont en général nulle part où aller n’ayant plus de parenté. Ce logement sera un lieu où ils sont en sécurité et peuvent se reconstruire.

Accueillir les 60 à 70 jeunes des environs qui viennent étudier la journée dans les différentes classes pendant la période scolaire (juin à février)

Fournir un espace parmi les autres bâtiments du centre pour les 300 jeunes qui viennent pour le camps d’été de mars à mai

Contribuer à l’éducation des habitants de l’état Môn délaissé en terme d’infrastructures éducatives

Les bénéficiaires du projet

Les jeunes viennent de différents horizons selon leur âge et les cours auxquels ils assisstent. Les plus âgés, qui sont là à temps plein (logent et étudient dans le centre) viennent des zones de conflit = état kayah et état kachin majoritairement puisque la soeur a des connections dans l’état kachin.

L’immense majorité des enfants venant pendant la journée ou pendant les camps d’été viennent des villages environnants de Kyaik Kha Mee (Nit kaing, Sin Taung, Kwan tat, Padan Ngan, Kadet htouk, Buddha et Wet Lay). La majorité des familles sont bouddhistes. La plupart des habitants gagnent leur vie dans le secteur de la pêche, qui appartient à de riches hommes d’affaires venus d’ailleurs. Leurs revenus ne leur permettent pas de couvrir les besoins de base de toute la famille et ils vivent au jour le jour en raison de la faiblesse des revenus et de l’hyperinflation. Le fléau des jeux d’argent et des paris est très répandu. Heureusement il y a aussi beaucoup de parents qui valorisent l’éducation et qui veulent éduquer leurs enfants avec toutes leurs capacités.

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Violaine Janssen Relation donateurs et bienfaiteurs, responsable projets Contact