Construction de 6 salles de classe au centre Don Bosco

Le contexte

Depuis le coup d’État militaire de février 2021, la Birmanie est plongée dans une guerre civile opposant la junte à une résistance armée. Cette crise a entraîné 3,5 millions de déplacés, une forte pauvreté, une inflation et un exode massif des jeunes. L’instauration du service militaire en 2024 a encore aggravé leur fuite. Le système éducatif s’est effondré, avec la démission de nombreux enseignants. Privés d’école, les jeunes sont plus exposés aux risques de travail forcé ou enrôlement militaire.

Face à cette situation les villages non contrôlés par l’armée birmane organisent des cours informels avec d’anciens professeurs qui ont démissionné de la fonction publique en signe de protestation, pour que les jeunes puissent continuer de recevoir une instruction. Dans les villes de province qui sont encore sous contrôle du pouvoir central mais dont la population est farouchement opposée au pouvoir central comme à Kalay, des institutions privées se créent, suivant le cursus public avec des professeurs radiés de la fonction publique. Les familles cherchent quand elles en ont la possibilité à envoyer leurs enfants partout sauf à l’école publique pour ne pas cautionner le régime en place.

Kalay est située dans la région de Sagaing mais aux portes des Chin Hills et peuplé de chin. Proche de l’Inde, elle est en plein essor, se trouvant sur la « nouvelle route asiatique », entre l’Inde, la Birmanie, la Chine et la Thaïlande. La ville de Kalay compte de nombreuses tribus ethniques de Chins qui vivent dans les chaînes de montagnes et sont connus comme les montagnards. La ville regorge d’instituts privés et d’internats gérés pour la plupart à des fins lucratives. Les parents recherchent un internat qui soit à la fois abordable et qui offre une formation complète à leurs enfants.

 

Carte Birmanie contexte

 

Le besoin

Kalay accueille tous les déplacés internes de l’état Chin fuyant les combats dans montagnes.

Avant le conflit, elle attirait déjà les lycéens surtout qui venaient poursuivre leurs études n’ayant pas de lycée dans leurs villages. Aujourd’hui les enfants de primaire et collège arrivent désormais avec ou sans leurs parents pour trouver refuge mais également pour pouvoir continuer à étudier.

Face à l’afflux d’enfants réfugiés qui souhaitent continuer leur scolarité, la capacité d’accueil du centre de Kalay (pourtant déjà importante) ne suffit plus.

La solution proposée

L’objectif est d’agrandir le centre éducatif de Kalay où étudient déjà plus de 380 jeunes. L’institut Don Bosco est ouvert depuis 2012 aux jeunes les plus démunis. Ils étudient et logent sur place car la capacité de la ville du centre de Kalay n’est pas suffisante en foyers d’accueil et ces jeunes n’ont pas de parenté dans la ville qui pourrait les loger.

Au vu du nombre de jeunes qui ne cessent d’arriver et des besoins en logement et en salle de classe, la construction d’un nouveau bâtiment de 4 étages avec 6 salles de classe est nécessaire. Le centre pourrait ainsi accueillir et loger 450 enfants.

Solution proposée 3998

Les points forts du projet

  • Agrandir le centre Don Bosco pour loger et scolariser 450 enfants de collège et lycée
  • Fournir à ces jeunes (fuyant les combats dans les montagnes chins entre soldats du gouvernement central et population armée en conflit avec ce pouvoir central) un lieu d’accueil sur et sécurisant qui leur permet de souffler et de poursuivre leur scolarité
  • Contribuer à l’éducation des enfants de l’ethnie Chin, venant des montagnes et dont le développement est encore très en retrait du reste du pays

Les bénéficiaires

Les bénéficiaires sont les 450 jeunes de collège et lycée qui pourront étudier et se loger sur place. Ce sont des jeunes déplacés internes démunis qui ne pourraient pas étudier s’ils n’étaient pas dans le centre et n’ont pas d’autre endroit où se loger. Ces jeunes reçoivent un enseignement académique mais également tout un accompagnement humain. Ils cherchent à développer l’enfant et à le faire grandir pour devenir une personne responsable et engagée dans sa vie.
Les jeunes accueillis sont non seulement des réfugiés mais viennent d’un environnement encore très primitif ; c’est une chance pour eux de grandir et d’évoluer dans cet espace : ils seront acteurs du développement de leur région dans une dizaine d’années.

B 4167 foayer de Dadalon
B-4143 Construction, rénovation, équipement pour 20 écoles en zone de guerre
Progression : 72%

11 935 € sur un objectif de 16 485 €

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B-4111 photo de couverture
Progression : 14%

11 112 € sur un objectif de 76 209 €

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Violaine Janssen
Violaine Janssen Relation donateurs et bienfaiteurs, responsable projets Contact