Ateliers de soutien psycho-social suite aux traumas de la guerre en Birmanie

Progression : 0%

0 sur un objectif de 62 248 €

Depuis le coup d’État de 2021 en Birmanie, aggravé par le séisme de 2025, des populations déplacées vivent des traumatismes profonds et une perte de repères. Les Sœurs du Bon Pasteur y répondent par un programme de soutien psychosocial combinant sensibilisation, formation de relais locaux et accompagnement direct pour aider adultes et jeunes à retrouver stabilité et espoir.

Contexte et besoin

Depuis 2021 et la reprise du pouvoir par l’armée birmane, qui contestait les élections de novembre 2020, une guerre civile oppose l’armée régulière aux groupes armés issus de la population civile et des minorités ethniques. Les conséquences sont lourdes et multiples : des déplacements massifs de population entraînant une perte de repères, des familles déchirées ou séparées créant un contexte instable, une exposition à la violence sous toutes ses formes, ainsi qu’un climat social marqué par la peur face à l’impunité et à l’imprévisibilité de ceux censés faire respecter la loi. À cela s’ajoutent une perte d’espoir et un manque de sens de la vie, particulièrement chez les jeunes. La situation s’est encore aggravée avec le séisme de mars 2025, accentuant la vulnérabilité des populations.

Face à ces épreuves, les Sœurs du Bon Pasteur se sont formées pour accompagner les populations en détresse en leur apportant un soutien psychologique et social. Leur approche ne vise pas un accompagnement long terme d’une minorité, mais cherche à donner à un plus grand nombre de personnes déplacées et traumatisées des outils concrets pour dépasser leur état de stress post-traumatique, gérer leurs émotions, faire face aux difficultés et retrouver un chemin de paix. Pour cela, elles déploient plusieurs types d’actions, allant de la sensibilisation en grand groupe à la formation de relais au sein des communautés, en passant par des accompagnements collectifs adaptés aux besoins des personnes.

Populations déplacées à cause de la Guerre civile
Populations déplacées à cause de la Guerre civile

La solution proposée

Dans ce projet, les Sœurs du Bon Pasteur, spécialisées en santé mentale et accompagnement psychosocial, mettent en place une formation progressive auprès d’adultes et d’adolescents dans trois zones : l’État Kayah, l’État Chin et Mandalay.

Le programme comprend trois volets :

  • Sensibilisation en grand groupe : environ 150 adultes et adolescents.
  • Formation de formateurs MHPSS : 50 leaders communautaires et parents engagés, issus des sessions de sensibilisation, qui animeront ensuite les ateliers localement.
  • Accompagnement direct : thérapies de groupe et soutien émotionnel pour environ 500 jeunes.

Les ateliers s’appuient sur différentes approches psychologiques (psychanalyse, psychodynamique, TCC, thérapie du choix, psychologie positive, pleine conscience et auto-compassion).

Les quatre religieuses formatrices, diplômées en psychologie ou éducation, sont réparties entre les trois zones d’intervention.

Les points forts du projet

  • Un processus progressif de sélection et de formation des formateurs : les sœurs identifient les futurs formateurs étape par étape.
  • Des formateurs ancrés dans les communautés locales : ils connaissent bien les besoins et les réalités des personnes accompagnées.
  • Une expertise solide en accompagnement psychologique et social : les sœurs savent traiter efficacement ces problématiques.
  • Des impacts humains durables et profonds : les personnes retrouvent paix intérieure et espoir malgré les épreuves.

Les bénéficiaires du projet

Les bénéficiaires du projet sont environ 200 adultes et 500 adolescents déplacés internes, vivant dans des zones affectées par le conflit. Ils ont été exposés à des événements traumatiques (violences, perte de proches, déplacements forcés, insécurité chronique) ayant un impact important sur leur équilibre psychologique, leur vie familiale et leur capacité à se projeter dans l’avenir.

Les adultes incluent notamment des parents et des responsables confrontés à des situations de stress élevé et à des difficultés de gestion émotionnelle au sein des familles et des communautés. Les adolescents, particulièrement vulnérables, présentent des besoins importants en soutien psychosocial, en reconstruction de l’estime de soi et en accompagnement émotionnel pour retrouver stabilité et espoir.

Je soutiens ce projet

Des bénéficiaires du projet

Nos autres projets en Birmanie

B-4143 Construction, rénovation, équipement pour 20 écoles en zone de guerre
Progression : 55%

9 100 € sur un objectif de 16 485 €

En savoir plus
B-4111 photo de couverture
Progression : 8%

6 167 € sur un objectif de 76 209 €

En savoir plus
Violaine Janssen
Violaine Janssen Relation donateurs et bienfaiteurs, responsable projets Contact