Au nord de la Birmanie, l’école ou le trafic
Kyaukme est un petit village en milieu rural du Nord de l’État Shan en Birmanie. Un foyer y vient en aide aux familles n’ayant pas les moyens financiers d’assurer la scolarité de jeunes entre 8 et 17 ans.
Parrainage complet
Voir tous les parrainagesLa Birmanie, pays d’Asie du Sud-Est, se caractérise par une diversité ethnique et religieuse complexe, avec de nombreux conflits internes qui ont affecté son développement économique et social. La situation dans certaines régions, telles que Kalay, illustre les défis auxquels le pays est confronté, notamment l’extrême pauvreté, les conflits ethniques, et le manque d’accès aux soins de santé et à l’éducation.

Les familles de Kalay vivent dans une extrême précarité. Nombreuses et souvent endettées, elles peinent à nourrir leurs enfants, qui sont forcés de travailler. Les parents, souvent journaliers agricoles, gagnent peu et la crise actuelle a empiré la situation. En raison de la pauvreté et du manque de formation, les parents, peu éduqués, ne peuvent pas financer les études de leurs enfants.
Kalay dispose de quelques écoles primaires, collèges et lycées, mais l’accès à l’éducation reste limité et le niveau scolaire faible. Les enfants aidés sont ceux dont les familles sont les plus vulnérables, leur offrant une chance d’accéder à l’éducation et à un avenir meilleur.

Le programme des familles de Kalay a été lancé par les sœurs de la congrégation des Sœurs de Saint Joseph, dont la vocation est d’éduquer les plus démunis. Dans chaque pays où elles sont présentes, elles créent et dirigent des écoles en prenant en charge tous les frais.
À Kalay, Sister Stéphanie, responsable locale du programme depuis plusieurs années, s’investit pleinement pour aider les familles, leur offrant la possibilité de mener une vie plus stable. Elle entretient des liens avec d’autres acteurs de l’Église travaillant sur des problématiques similaires en Birmanie et participe régulièrement à des sessions de formation. Bien que les sœurs manquent désormais de fonds pour fournir des médicaments aux malades, Sister Stéphanie continue de les accompagner, notamment à la frontière indienne où est dispensée la trithérapie, et les accueille dans son centre pour des moments de repos et de soins.

Les parrains peuvent correspondre avec leur filleul(e) par courrier traditionnel ou par mail. Les lettres sont traduites du français vers l’anglais, puis vers le birman avant d’être envoyées en Birmanie. En raison de la situation politique, les lettres des filleuls passent actuellement par un processus de filtrage via Bangkok, avant d’être envoyées en France. Le système de parrainage, bien qu’affecté par la situation politique, continue d’offrir une forme de soutien vital à ces enfants.

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