Situation de l'est birman

Les états Karen (ou Kayin) et Kayah (ou Karenni) sont deux petits états à la frontière Thaïlandaise. Depuis les années 50, ces états se battent contre la junte birmane pour plus d’indépendance et pour une reconnaissance de leurs droits.

Oubliés du développement, les habitants de la région vivent principalement de l’agriculture : riz, légumes, et arbres fruitiers. Les familles sont très nombreuses, souvent plus de 7 enfants. Beaucoup de familles cultivent à peine assez pour nourrir leurs enfants. De plus, l’appauvrissement des sols entraîne une baisse des récoltes. La culture sur brulis est de plus en plus présente, et les sols sont laissés toujours moins longtemps au repos. L’intensification des cultures entraine une chute de la productivité des terres.

Certaines familles font alors le choix de chercher un hypothétique travail dans les villes de la région (Mobye, Loikaw) ou à l’étranger. D’autres travaillent dans les mines de tungstène dans des conditions très difficiles et parfois dangereuses. Certains enfin se tournent vers le trafic de drogue. La région est en effet aux portes du « Triangle d’or », une zone de trafics entre la Birmanie, la Thaïlande, le Laos et la Chine. Les cultures de pavot fleurissent un peu partout, pour produire Yaba ou héroïne, deux drogues hautement addictives et aux effets dévastateurs sur la santé mentale et physique.

Lire notre article : le pavot dans le triangle d’or.

Un patchwork ethnique

Les états karen et karenni regroupent plusieurs minorités ethniques ou groupes ethniques : karens, Shan, Po-O, Mon, Karennis (ou Karen rouges), etc. Chaque ethnie possède sa langue, et revendique une culture forte.

Conséquence sur l’éducation : les enfants ne parlent et n’écrivent pas le birman. Il leur est donc impossible de rejoindre l’école publique birmane, et encore moins le collège ou le lycée.

Autre conséquence forte : les revendications d’indépendance de ces ethnies poussent le gouvernement birman à les laisser à la marge. Il existe donc une ségrégation, rendant difficile voire impossible l’accès à certains poste pour des karens ou karennis.

Un désert éducatif

-pas d’école gouv
-villages très isolés
-parents non éduqués