| Villages du district de Gongshan |
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La province du Yunnan, située au sud ouest de la Chine, comprend 26 minorités ethniques réparties pour la plupart dans les régions montagneuses et frontalières près du Tibet, de la Birmanie, du Laos et du Vietnam.
Les familles des filleuls sont toutes issues de minorités ethniques, lissou, nu et tibétaines. Elles connaissent les mêmes conditions difficiles de survie paysanne : ils sont éleveurs et agriculteurs dans la montagne ; les terres cultivables sont rares, réduites et d’accès difficile ; les revenus sont très faibles et suffisent à peine à nourrir la famille ; tout se fait à force humaine ou animale.
La plupart des familles respectent la politique familiale chinoise et ont 2 enfants, suivant le quota imposé aux minorités.
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Ils habitent de simples maisons de rondins et planches sur pilotis, balayées par les courants d’air, perchées à flanc de montagne, avec une assez grande pièce principale où l’on vit, cuisine, mange et dort.
L’espace entre le sol et le plancher sert d’étable et de porcherie. Un âtre carré au sol sert de cuisine et de chauffage, la fumée s’échappant par un orifice ménagé dans la toiture. L’ensemble est noirci de suie. Le mobilier est simple, rustique et utilitaire.
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L’habitat se situe en général entre 1700 et 2700 m, quelques maisons montant à près de 3000 m.
Guy, 67 ans, est le responsable ecclésial du district de Gongshan. Il dirige une équipe qui couvre 3000 âmes sur 15 paroisses, chaque paroisse comprenant un comité de gestion constitué d’un responsable, d’un assistant et d’un comptable.
Parlant 5 langues (chinois, tibétain, nu, lissou, doulong), Guy a une autorité morale incontestable sur la population et en est très aimé.
L’instruction pour les enfants des minorités ethniques reste difficile, par les problèmes de langues et d’accès aux établissements. Il y a cependant une conscience aiguë de la nécessité de l’éducation, mais les moyens financiers des familles ne suivent pas.
La quasi totalité des écoliers, collégiens et lycéens est pensionnaire, car si l’on trouve facilement des écoles primaires dans les petits villages de montagne il faut partir à la ville dès le collège et donc prendre en charge un loyer et des frais de nourriture. Les paysans ne peuvent le plus souvent assumer ces frais et le déracinement forcé vécu par les enfants est parfois trop difficile à supporter. De plus, l’intégration des enfants issus des minorités ethniques n’est pas facile au sein de la population chinoise de souche.
Presque 100% des élèves sont scolarisés en primaire et collège (sauf exceptions de grande misère, handicap, etc.), la proportion tombe radicalement (entre 1/3 et ½) dès le lycée qui est non-obligatoire et sélectif. Les jeunes qui font des études supérieures sont très peu nombreux, mais quelques familles font quand elles le peuvent l’effort d’envoyer un de leurs enfants a Kunming suivre une formation technique supérieure.
L’argent des parrainages est remis en liquide aux filleuls tous les mois.
La scolarité est officiellement gratuite en Chine pour le primaire et le collège, mais il y a des coûts de fournitures et de matériel qui restent à la charge des familles, notamment en pension. Les conditions de vie des pensionnaires sont généralement pauvres, voire précaires, et une aide individuelle est plus que bienvenue pour que les enfants voient leurs conditions d’études s’améliorer sensiblement.
Une partie du parrainage sert aussi dans bien des cas à la scolarisation des frères et des sœurs et à l’amélioration du quotidien de la famille par l’achat de nourriture ou de produits de première nécessité.

La scolarisation des enfants
est le seul moyen
de leur assurer un avenir meilleur. Nous
vous remercions sincèrement de donner à
ces enfants la possibilité d’aller
à l’école grâce au
parrainage.
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