Le parrainage, une très grande motivation pour réussir dans la vie | Enfants du Mekong

Le parrainage, une très grande motivation pour réussir dans la vie

Isagabi Philippines

Je m’appelle Isagani, je suis diplômé en gestion financière et je vis aux alentours de Butuan avec ma mère, qui s’occupe d’une petite ferme appartenant à une congrégation religieuse. Ayant perdu mon père très jeune, je suis fils unique et représentais donc le seul espoir de ma mère et de mes jeunes cousins. Ma mère est la personne que j’admire le plus parce que, lorsque j'avais 3 ans, elle s'est retrouvée toute seule pour s'occuper de moi. Elle a travaillé très dur pour survivre et m'envoyer quand même à l'école. J'ai envie de lui dire : "Je t'aime ; il n'y a aucune personne que je connaisse qui t'arrive à la cheville."

Le parrainage apporté par Enfants du Mékong m’a donné une très grande motivation pour réussir dans la vie. Cela m’a aidé à essayer de devenir quelqu’un de meilleur, de plus responsable. Rien que la relation avec l’équipe d’EDM me permet de devenir meilleur, de ne pas être centré juste sur ma petite personne. Quand j’ai été accepté pour entrer dans le programme, cela m’a apporté un immense espoir, une vraie lumière pour le futur. Quand j’ai reçu la première lettre de mon parrain, j’étais tellement heureux que j’étais incapable de dire quoi que ce soit ! Il m’a aussi envoyé une photo, et le volontaire précédent lui a un peu décrit mon caractère.

J’essaie d’être un exemple pour les autres et pour l’équipe de direction. En tant qu’étudiant de dernière année, j'ai envie d'être un vrai grand-frère pour les plus jeunes du programme. Quelqu'un avec qui ils peuvent partager leurs soucis, à qui ils peuvent demander des conseils, quelqu'un sur lequel ils peuvent compter

Je rêve de travailler dans une banque. Quand j’étais petit, je rêvais de travailler dans un bureau, dans un cadre très formel (peut-être en raison du fait que l’on doive porter un costume !). Cela me donnerait vraiment l’impression d’avoir dépassé ma condition. C’est pour cela que j’ai choisi d’étudier la finance à l’université. Avant que mon grand-père ne meure (il y a quelques mois), je lui ai promis d’aider mes jeunes cousins, qui n’ont pas pu faire d’études.

Dans dix ans, je me vois avec un emploi stable, une famille avec des enfants, et aider mes proches. Peut-être même aider Enfants du Mékong aussi ! Je ne m'imagine pas vraiment rester à Mindanao... Je regarderai quelles opportunités se présentent ailleurs aux Philippines, mais aussi à l'étranger. J'aimerais vraiment aller à Londres un jour.

Quand je rencontre des difficultés, je dis à Dieu : « Ok, c’est un challenge que tu me donnes ». Puis, je demande conseil à ma famille, sur la manière de gérer ces difficultés. En fait, je fais face, tout simplement. Mais parfois je ne suis pas très responsable, mais j’essaie toujours de faire de mon mieux. Parfois aussi je suis très têtu ! J’ai un peu la tête dure.