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Mes
chers Parrains,
C’est
pour moi et pour ma famille, une grande
joie de recevoir votre cadeau accompagné
de votre lettre. Cet envoi m’a apporté
une grande consolation et du courage. Je
vous promets que je serai digne de votre
confiance.
J'ai des notes très bonnes.
Je vous envoie ma photo
de famille prise à l’occasion
de la fête du Têt, le nouvel
an vietnamien.
J’habite dans le
Centre du Viêt-nam, région
la plus sèche de notre pays. C’est
une province montagneuse avec de petites
plaines où l’on cultive du
riz. A 40 km de chez moi, il y a la ville
de Nha Trang, un site touristique avec
une magnifique plage. Ici,
nous vivons de la plantation de la canne
à sucre et de la culture du manioc,
mais la terre est pauvre et le climat
semi-désertique.
Nos maisons sont presque en tôle
ou en chaume avec un sol de terre battue.
Ma maison comme vous devez l’imaginer
est très petite. Mon père
est mort depuis dix ans. Mon grand frère
et ma grande sœur ont dû abandonner
leurs études pour aider ma mère
dans les travaux agricoles. Actuellement
je suis en classe de 5ème et mon
petit frère est en classe de 4ème.
Je vous
souhaite une bonne santé, j’espère
que vos courriers me parviendront régulièrement
me donnant des nouvelles de votre famille
et de votre beau pays, la France que nous
voyons de temps en temps dans nos livres.
Je vous embrasse respectueusement.
Qynh Thieu

Mon
cher Qynh,
Merci pour ta bonne lettre.
Nous sommes très
heureux d’avoir vu tes excellents
résultats scolaires. Ton
pays a besoin de pouvoir compter sur des
hommes formés pour le futur. J’espère
que tu pourras poursuivre tes études
le plus loin possible. Tu sais, j’ai
conseillé à mes enfants
de passer le bac puis de faire des études
supérieures. Comme
mes enfants – tu fais tellement
partie de nos pensées – je
t’encourage à marcher vers…
l’excellence ! Et tu es bien parti.
J’étais
tellement fier de tes résultats que
j’ai montré à des amis
ta lettre. Cela leur a donné envie
de devenir aussi parrains et marraines.
Tant mieux. Nous allons voir s’il
est possible de parrainer d’autres
enfants dans ton école. Si un jour
nous pouvons te rendre visite, nous essaierons
de venir avec nos amis. Ce sera un grand
moment.
Je te promets de te réécrire
rapidement, j’ai beaucoup de travail
en ce moment et le temps me manque. Mais
je ne voulais pas te laisser attendre longtemps
sans te féliciter.
Je t’envoie une série
de cartes postales de France. Au dos de
chacun d’elle, je t’ai expliqué
de quelle région de France il s’agissait.
Ce sera pour toi une petite visite de notre
pays.
Je t’embrasse
Bertrand
Duroc

Afin d’aider nos traducteurs,
voici quelques conseils d’écriture
pour vos courriers en direction des filleuls.
Ces conseils sont généraux.
En effet, chaque parrain a un lien plus
ou moins approfondi avec son filleul qui
le conduit à des échanges
plus ou moins riches.
1.
Ecrivez des phrases courtes
et simples.
2.
Soyez concret.
Les enfants qui lisent vos lettres sont
le plus souvent de petits
paysans.
3.
Evitez les sujets
trop ciblés
et trop techniques sauf si votre filleul
le demande explicitement. Ainsi, disserter
sur la « fusion nucléaire »
est hors de portée des enfants.
4.
N’hésitez
pas à envoyer des photographies de
votre environnement,
de vous et de votre famille. C’est
un moyen très simple de communiquer.
Une photo dédicacée a le poids
d’une lettre.
5.
Soyez indulgent
avec les incompréhensions qui sont
dues à deux filtres : celui de
la traduction, celui des civilisations.
6.
Evitez les lettres longues.
Une page suffit le plus souvent.
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